IGD : le film du colloque (10/10/2013)

Lors du colloque de l’IGD, le 10 octobre 2013, le président de l’UTP Jean-Marc Janaillac et les nombreuses personnalités invitées ont tiré un bilan très positif de la loi Sapin, qui fêtait alors ses 20 ans. Le film des interventions présente les temps forts de cette rencontre qui a levé le voile sur un mode de gestion encore mal connu du grand public.

Jean-Marc Janaillac, Hubert du Mesnil, Jacques Pélissard, Antoine Frérot et Gaël Sliman participaient à la première table ronde du colloque consacrée à la gestion délégué et intitulée : « La gestion déléguée, une démarche partenariale au service de l’usager ». Ces personnalités, qui jouent un rôle majeur dans le développement de ce mode de gestion, en ont retracé les grandes lignes. Jean-Marc Janaillac a ainsi loué la coopération qu’il permet entre « les élus, l’autorité organisatrice - généralement une agglomération - qui fixe les objectifs, qui finance les investissements et fixe les tarifs et ensuite l’opérateur qui assure le service, le commercialise et entretient le matériel et les équipements. » Ce système tripartite est un succès puisque « 90% des réseaux de transports publics en France » le pratiquent désormais. C’est ce partenariat de la gestion déléguée que la Loi Sapin a permis d’encadrer : « Il y a un appel d’offre que la loi Sapin a encadré, auquel elle a donné des règles et lui ont donné transparence et efficacité, » a tenu à souligner Jean-Marc Janaillac. Outre ces deux atouts, la gestion déléguée permet surtout aux agglomérations de bénéficier de la qualité au meilleur prix : « Ces huit dernières années, 33% à peu près des DSP ont changé de titulaire, cela veut dire qu’il y a un vrai choix offert aux élus et que, par ailleurs, cet appel d’offres permet d’obtenir le meilleur prix. » Le contrat qui suit le choix de l’opérateur, d’une durée de plus ou moins 5 ans, permet aussi des évolutions et la prise en compte des nouveaux moyens de mobilité : l’auto-partage, le vélo, etc… Le vrai bénéficiaire de ce système, c’est donc le citoyen. Le président de l’UTP a rappellé que la concurrence joue principalement en sa faveur : « tous les cinq ans, il y a un certain nombre d’opérateurs qui travaillent énormément - parce que répondre à un appel d’offre c’est énormément de travail - pour apporter des idées nouvelles, pour apporter des fonctions nouvelles, et tout cela au meilleur prix. Tout cela est forcément à l’intention et dans l’intérêt de l’usager. Il est le principal bénéficiaire de ce que va apporter la gestion déléguée. » Jean-Marc Janaillac a conclu ainsi : « le bilan que nous faisons de la loi Sapin est extrêmement positif parce qu’elle permet de donner à chacun un rôle qui est bien défini, cela a permis de professionnaliser la profession et ce n’est sans doute pas un hasard si les trois grands opérateurs français sont parmi les cinq principaux opérateurs de transports publics au monde. »
Enfin, ce mode de gestion agit aussi pour l’intérêt général en participant au report modal, c’est-à-dire, a précisé Jean-Marc Janaillac, « à inciter le plus grand nombre d’habitants à utiliser les transports publics plus respectueux de l’environnement que la voiture individuelle par exemple. La vraie mesure de la satisfaction c’est celle-là. »
 
 
 
 
 
 

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