La gestion déléguée : un succès qui s’exporte (10/10/2013)

Grand succès pour le colloque de l’IGD qui a rassemblé près de 300 personnes à l’occasion des 20 ans de la loi Sapin. Comment les usagers, les élus et les opérateurs perçoivent-ils la gestion déléguée ? Quelle est sa part dans la croissance économique française ? Son impact à l’international ? Porté par une vingtaine de personnalités, ministres, élus et chefs d’entreprise, le colloque de l’IGD s’est révélé à la hauteur des enjeux que soulève la gestion déléguée.

 

« Dans notre activité, un tiers des contrats de gestion déléguée ont changé de titulaire au cours des huit dernières années. A lui seul, ce chiffre témoigne de la réalité de la concurrence », a déclaré Jean-Marc Janaillac lors du colloque : « La gestion délégué, un atout pour les services publics, une opportunité pour notre économie », organisé par l’IGD le 10 octobre 2013.

Intervenant à la première table ronde baptisée : « Une démarche partenariale au service de l’usager », le Président de l’UTP a également souligné : « La gestion déléguée favorise la qualité et l'innovation dont le voyageur est le principal bénéficiaire puisque le contrat permet d'introduire les évolutions nécessaires: auto-partage, location de vélo, etc. » Ainsi, pour Jean-Marc Janaillac, le centre de la réflexion sur la gestion déléguée, c’est d’abord le voyageur.

Quant à l’innovation dont il bénéficie directement, elle permet d'exporter et de soutenir l’économie nationale. C’est grâce au savoir-faire de ses entreprises que la France se retrouve aux avant-postes de la mise en œuvre de ce mode de gestion et continue à gagner des contrats dans le monde entier.

Devant les quelque 270 auditeurs réunis au Conseil Economique et Social, le Président de l’UTP a rappelé : « Ce n’est pas un hasard si dans notre secteur trois entreprises françaises font partie des cinq leaders mondiaux : nous n’exportons pas uniquement de l’ingénierie au plan technique, nous exportons aussi de l’ingénierie juridique ».

Pour promouvoir l’amélioration de la qualité et de la performance des délégations de services publics et marquer les 20 ans de la loi Sapin, l’Institut de la Gestion Déléguée (IGD) a réuni 3 tables rondes regroupant une vingtaine de personnalités, dont Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique.

En introduction à ce colloque, Hubert du Mesnil, président de l’IGD, a commencé par dresser un état des lieux de ce mode de gestion : il faut « faire progresser la connaissance de ce partenariat au grand public », a-t-il affirmé d’emblée. En effet, bien que la délégation de service public ne soit pas un nouveau type de contrat de gestion de services publics, elle reste encore mal connue des Français. Pour Hubert du Mesnil, la Gestion Déléguée étant une « démarche partenariale au service de l'usager », elle doit être considérée comme « une modalité et non une finalité ». Par la gestion déléguée, l'Etat ou une collectivité publique confie à un opérateur privé, public ou mixte, la gestion et le financement et parfois la réalisation d’un service public ou d’un ouvrage public. La Gestion Déléguée repose donc sur un partenariat. Celui-ci doit « trouver toute sa place, tout son sens et toute sa visibilité via le contrat », a indiqué le président de l’IGD.

À ce jour, les entreprises membres de l’IGD sont présentes dans 120 pays et ont créé 1 million d’emplois à l’international. Leurs chiffres d’affaires à l’étranger dépassent 200 milliards d’euros. Pour étayer ces arguments, plusieurs interviews d’acteurs de la gestion déléguée ont été diffusées : l’interview du Président de la Fédération Françaises des entreprises de crèches, celle de R. Cirillo (Sodexo), celle de Mme Soucille (Vinci), et celle de Doug Allen (Virginia Railways). Pour visionner ces interviews, ainsi que les vidéos sur les chiffres clés, cliquez ici.

Enfin, la gestion déléguée représente plus de 200 milliards d’euros de chiffres d’affaires au niveau national, 1,2 million d’emplois non délocalisables dans les domaines du transport, de l’énergie, des infrastructures, de l’eau, ou encore de la petite enfance. Dans un souci de faire connaître un système qui tire l’économie vers le haut malgré un contexte difficile, les participants ont voulu mettre en avant les enjeux économiques de ce mode de gestion. Il constitue, en effet, un levier de performance des services publics et de croissance de l’économie non négligeable. En 2014, les membres de l’IGD prévoient de créer encore 40 000 emplois dans l’hexagone.

 

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